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Marie-Olympe de Gouges

 

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793 à 45 ans, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

 

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

 

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires.

 

Marie Gouze fut mariée à l’âge de 18 ans à un traiteur parisien, Louis-Yves Aubry, officier de bouche de l’Intendant, et probablement important client de la boucherie familiale des Gouze. Elle donna naissance à un fils, Pierre. Son mari décéda peu de temps après. Déçue par son expérience conjugale elle ne se remaria pas, qualifiant le mariage religieux de « tombeau de la confiance et de l’amour »

 

Elle rejoignit sa sœur aînée à Paris. Au début de 1770, elle était à Paris avec son fils à qui elle fit donner une éducation soignée.

 

A Paris elle rencontra un haut fonctionnaire de la marine, Jacques Biétrix de Rozières, directeur d’une puissante compagnie de transports militaires. Grâce au soutien financier de son compagnon, elle put mener un train de vie bourgeois.

 

 

Elle avait reçu une bonne éducation et s'adapta aisément aux usages de l'élite parisienne. Dans les salons qu’elle fréquentait, elle fit la rencontre de plusieurs hommes de lettres, et elle s'essaya l'écriture. Sa filiation supposée avec Le Franc de Pompignan, dramaturge dont la pièce Didon avait été un grand succès, fut mobile probable à son entrée dans la carrière littéraire. Elle revendiquait l’héritage de son talent, mais ne partageait pas les idées de cet adversaire de Voltaire et des philosophes.

 

Olympe de Gouges monta sa propre troupe. Le marquis de La Maisonfort raconte dans ses Mémoires comment, en 1787, il racheta le « petit théâtre » de Mme de Gouges, conservant d'ailleurs une partie de la troupe dont faisait partie le jeune Pierre Aubry.

 

La pièce qui la rendit célèbre est l’Esclavage des Noirs, publié sous ce titre en 1792 mais inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de Zamore et Mirza, ou l’heureux naufrage. Cette pièce audacieuse dans le contexte de l'Ancien régime, avait été acceptée avec réticence par les comédiens du Théâtre français

La pièce voulait attirer l’attention du publique sur le sort des Noirs esclaves des colonies. Suite à des plaintes elle fut envoyée à la Bastille et sa pièce anti-esclavagiste retirée du répertoire du Français. Grâce à diverses protections la lettre de cachet fut révoquée.

 

Avec la Révolution française la pièce sur l’esclavage fut enfin représentée. Malgré les changements politiques, le lobby colonial restait très actif, et Olympe de Gouges, soutenue par ses amis du Club des Amis des Noirs, continua à faire face aux harcèlements, aux pressions et même aux menaces. En 1790, elle composa une autre pièce sur le même thème, intitulée le Marché des Noirs (1790).

 

Au titre d’abolitionniste, elle est citée par l’abbé Grégoire, dans la « Liste des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs » (1808).

« L’espèce d’hommes nègres, écrivait-elle avant la Révolution, m’a toujours intéressée à son déplorable sort. Ceux que je pus interroger ne satisfirent jamais ma curiosité et mon raisonnement. Ils traitaient ces gens-là de brutes, d’êtres que le Ciel avait maudits; mais en avançant en âge, je vis clairement que c’était la force et le préjugé qui les avaient condamnés à cet horrible esclavage, que la Nature n’y avait aucune part et que l’injuste et puissant intérêt des Blancs avait tout fait »[9].


La Révolution française
En 1788, le Journal général de France publia deux brochures politiques de Mme de Gouges, dont son projet d’impôt patriotique développé dans sa célèbre Lettre au Peuple. Dans sa seconde brochure, elle développait un vaste programme de réformes sociales et sociétales.

 

Elle rejoignit les Girondins en 1792, fréquentait les Talma, le marquis de Villette, la comtesse de Beauharnais etc. Elle devint républicaine comme beaucoup de membres de la société d’Auteuil qui pratiquement tous s’opposèrent à la mort de Louis XVI.

 

Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et, dans pratiquement tous ses écrits, elle demandait qu’elles fussent associées aux débats politiques et aux débats de société. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle dit malheureux, elle rédigea une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirmait l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rendît à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retirés. Ainsi, elle écrivait : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. » La première, elle obtint que les femmes fussent admises dans une cérémonie à caractère national, « la fête de la loi » du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.

 

Elle demanda l’instauration du divorce, le premier et seul droit accordé aux femmes par la Révolution. Elle demanda également la suppression du mariage religieux, et son remplacement par une sorte de contrat civil signé entre concubins et qui prenait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une « inclination particulière ». C’était, à l’époque, « révolutionnaire », de même que la libre recherche de la paternité et la reconnaissance d’enfants nés hors mariage. Elle fut aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui et, s’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants.
Dans son dernier écrit : avant sa mort : « Une patriote persécutée » elle explique que toutes ces mesures étaient essentielles.

En 1793, elle s’en était vivement prise à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 :

« le sang, même des coupables, versé avec cruauté et profusion, souille éternellement les Révolutions ».

 

 Elle désignait particulièrement Marat, l’un des signataires de la circulaire du 3 septembre 1792 proposant d’étendre les massacres de prisonniers dans toute la France. Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpella dans plusieurs écrits, ce qui lui valut une dénonciation de Bourdon de l'Oise au club des Jacobins.

Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la Convention, le 2 juin 1793, elle adressa au président de la Convention une lettre où elle s’indignait de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793), mais ce courrier fut censuré en cours de lecture. Ayant composé une affiche à caractère fédéraliste elle fut arrêtée et déférée le 6 août 1793 devant le tribunal révolutionnaire qui l’inculpa.

 

Désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclama sa mise en jugement dans deux affiches qu’elle avait réussi à faire sortir clandestinement de prison et à faire imprimer :

 

« Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire » et « Une patriote persécutée »,

 

Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, quarante-huit heures après l’exécution de ses amis Girondins, elle fut interrogée sommairement. Privée d’avocat elle se défendit avec adresse et intelligence mais fut condamnée sans surprise à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que « un et indivisible ».

D’après le Journal de Perlet ainsi que d’autres témoignages, elle monta sur l’échafaud avec courage et dignité.

 

Olympe de Gouges s'écriera, avant que la lame ne tombe : "Enfants de la Patrie vous vengerez ma mort."

Nous devons le faire en faisant entrer Olympe de Gouges au Panthéon par la gransde porte

 

L’hostilité à l’égard de femmes entreprenantes comme le fut Olympe de Gouges a souvent été le fait d’autres femmes, ainsi qu’elle le déplorait déjà en son temps. Elle déclare, dans une de ses pièces de théâtre :

 

« Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. Rarement on voit les femmes applaudir à une belle action, à l’ouvrage d’une femme. »

 

On le voit bien actuellement avec toutes ces femmes qui revendiquent le droit à porter la burqa  !

 

Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que Marie-Olympe de Gouges sorte de la caricature et de l’oubli. Étudiée particulièrement aux États-Unis, au Japon et en Allemagne, son originalité, son indépendance d’esprit et ses écrits en font une des figures humanistes de la fin du XVIIIe siècle.

 

En France, quelques érudits régionalistes, entre autres, se sont intéressés à elle et lors de la préparation du bicentenaire de la Révolution en 1989 les textes d’Olympe de Gouges ont été joués et édités, leur assurant enfin une forme de reconnaissance.

 

De nombreux articles universitaires et notamment ceux de Gabrielle Verdier (États-Unis) et de Gisela Thiele-Knobloch (Allemagne) ont dégagé l’intérêt de l’œuvre dramatique d’Olympe de Gouges qui a abordé des thématiques nouvelles comme l’esclavage (Zamore et Mirza), le divorce (Nécessité du divorce), la prise de voile forcée (Le Couvent) et autres sujets sensibles à son époque. Merci aux américains et aux allemamnds de s'intéresser à cette française exceptionnelle. Et la France elle fait quoi ? ( Allez, mettons là au Panthéon)

 

Plusieurs municipalités françaises, dont Paris lui ont rendu hommage en baptisant de son nom des établissements scolaires ou des voies publiques.

 

Depuis octobre 1989, à l’initiative de l’historienne Catherine Marand-Fouquet, plusieurs pétitions ont été adressées à la présidence de la République demandant le transfert d’Olympe de Gouges au panthéon.

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La 11e promotion des élèves administrateurs territoriaux (2003-2005), la promotion 2006 de Sciences-Po Toulouse, La promotion 2010 de Sciences Po Rennes ont choisi Olympe de Gouges pour nom de baptême


Caroline Grimm à publié en 2009 "Moi, Olympe de Gouges..." Olympe de Gouges qui a inventé la devise "Ni courtisane ni soumise", qui fut la première féministe de l'histoire ! qui refusa de tomber sous les lois du mariage, et s'illustra dans la défense des Noirs... Une grande dame


Source : Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.





Olympe de Gouges au Panthéon

Anne Hidalgo, candidate à la Mairie de Paris souhaitait qu'Olympe de Gouges entre au Panthéon.

Anne Hidalgo vient d'être élue maire de Paris. Hollande lui, a préféré des résistantes de la deuxième guerre mondiale pour le Panthéon. Elles méritent bien cet honneur et sont plus politiquement correcte ! Dommage pour Olympe qui le méritait bien.

Le 8 mars 2013, date de la Journée des Droits des Femmes, Anne Hidalgo avait annoncé sa volonté de transférer Olympe de Gouges au Panthéon. A l'occasion de l'anniversaire de l'exécution par les révolutionnaires de cette grande figure féministe, Anne Hidalgo a réaffirmé "Je tiens à rendre hommage à la femme éminemment libre et avant-gardiste qui fut ce jour-là victime de la force des archaïsmes de son temps [... Elle avait osé critiquer les révolutionnaires qui faisaient couler trop de sang dont beaucoup innocent ...] Il est de notre devoir d'honorer son héritage et de poursuivre son action avec courage. Pour cette raison, j'appelle de mes vœux l'entrée d'Olympe de Gouges au Panthéon".


Olympe de Gouges, née en 1748 à Montauban, s'était engagée dans des combats avant-gardistes et féministes. On lui doit la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne rédigée en 1791. Deux ans plus tard, jugée pour ses actions, ( On ose pas dire les vrais raisons pour ne pas entacher l'image des révolutionnaires) elle était arrêtée puis condamnée à mort. Cela fait exactement 220 ans.

Source Journal des femmes

On parle beaucoup de parité et d'égalité en ce moment pour les femmes, Au Panthéon une seule femme et encore en tant qu'épouse du grand Berthelot qui mourut quelques heures après elle. Il serait temps d'y faire entrer une femme pour ses seuls mérites, et quelle femme.


Mesdames n'hésitez pas pétitionnez

 

Olympe de Gouges

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Robert le 24-7-2012. Bonjour Thémistocles, tout l'honneur est pour moi
Lysistrata est probablement la première grande féministe de l'humanité même si d'autres avant elle ont fait beaucoup pour faire progresser la sagesse humaine, mais comme Achille elle fait parti de la légende.


Thémistoclès le 23-7-2012. FEMINISME SUPERFLU
Olympe de Gouge a t-elle été une auteure ? Beethoven a t-il écrit du beau music ? Je ne crois pas non plus qu'elle ait été la première féministe. Lysistrata ou d'autres méritent certainement cette mention. Elle est certes une grande dame, peut être une "grande" féministe, personne ne peut plus dire ce qui est réellement valorisant pour les femmes aujourd'hui. Pour moi (machiste), elle est bien plus que tout cela. C'est un être authentiquement humain, parmi les plus bouleversants et je ne peux m'empêcher de trembler d'émotion à chaque fois que j'entends son nom.

 

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