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Un jour d'épaules nues où les gens s'aimeront (Louis Aragon)

A la poésie, l'art, la musique, la littérature, la sagesse, au romantisme, toutes ces choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécue !

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Gilgamesh, roi d'Uruk

Le tout premier roi dont l'histoire nous fut contée, dont l'épopée fut gravée dans l'argile mésopotamienne 2500 ans avant notre ère, (la guerre de Troie se passe 1200ans avant notre ère) nous parvient comme un testament de transformation humaine.

Gilgamesh Au commencement de son règne, Gilgamesh incarnait la tyrannie dans toute sa brutalité. Les tablettes cunéiformes le dépeignent comme un souverain qui épuisait son peuple par des travaux forcés incessants, qui réclamait le droit de cuissage sur toutes les jeunes épousées, qui ne laissait aucun répit à ses sujets. Les hommes d'Uruk gémissaient sous le joug de ce roi tout-puissant dont la force surhumaine, deux tiers dieu, un tiers homme, ne servait qu'à assouvir son orgueil démesuré. Des milliers d'âmes vivaient ainsi dans la misère et l'oppression, privées de dignité, écrasées sous le poids d'un pouvoir absolu et capricieux.

Mais l'histoire de Gilgamesh n'est pas celle d'un tyran.

Pour mettre un frein à la fougue tyrannique du roi Gilgamesh, les dieux qui reçoivent les doléances de son peuple, demandent à la déesse Aruru de faire naître dans le désert un homme fort et sauvage, Enkidu ou Enkidou (la créature d'Enki), qui saura s'opposer à l'activité fébrile du roi. Aruru fabrique avec de l'argile un être à l'image et à l'essence d'Anu, dieu du ciel, et de Ninurta, dieu de la guerre. Dans un premier temps Enkidu va vivre totalement à l'écart de la civilisation il broute l’herbe en compagnie des gazelles et partage la vie des bêtes sauvages qui sont ses seuls amis. Il détruit les pièges que posent les chasseurs qui ne manquent pas de venir se plaindre auprès du roi ce dernier décide de le faire venir à sa cour en lui envoyant une femme pour le convaincre.

Enkidu, cet homme sauvage civilisé par l'amour, devient plus qu'un ami, il est l'allégorie même de la sagesse qui vient avec l'âge et l'expérience. Car à une époque où l'on mourait à trente-cinq ans, la vieillesse n'est pas affaire de décennies mais de maturité conquise. Par Enkidu, Gilgamesh découvre l'humanité, la fraternité, la compassion. La mort de son compagnon le confronte alors à sa propre mortalité et achève sa métamorphose intérieure.

Le roi qui revient à Uruk après sa quête vaine d'immortalité n'est plus le même. Il a compris que la vraie grandeur ne réside pas dans l'oppression mais dans la bienveillance, que son héritage ne sera pas sa force brute mais les murailles qu'il bâtit pour protéger son peuple, la justice qu'il rend, la paix qu'il offre. En devenant un roi sage et juste, Gilgamesh a sauvé des milliers de vies, non pas seulement de la mort physique, mais de l'existence misérable qu'il leur imposait. Il les a délivrés de la tyrannie, leur a rendu leur dignité, leur a offert une vie qui méritait d'être vécue.

Il fut le premier tyran repenti de notre mémoire collective, celui dont la transformation nous enseigne encore, quatre mille ans plus tard, que même le plus cruel des despotes peut parfois trouver le chemin de la rédemption.



Monarque semi-légendaire Gilgamesh, "celui qui a tout vu" , est le héros d'une longue épopée mainte fois remaniée, base de la littérature antique. Les exploits du cinquième roi d'Ourouk, évoquent ceux d'Ulysse et d'Héraclès et offrent une réflexion sur la vie éternelle, l'amitié et l'art de vivre.

Selon les versions, il serait le fils de la déesse Ninsun et du roi-guerrier Lugalbanda, ou celui d'un grand prêtre. "Pour deux tiers il est dieu, pour un tiers il est homme. " De plus, Shamash lui a donné la beauté, et Adad, le courage.

Source : Le Grenier de Clio : Mythologie mésopotamienne.

D'origine sumérienne, ce récit s'est transmis d'abord de manière orale, puis il fut écrit vers 2000 avant notre ère à Babylone. La version la plus achevée, écrite sur douze tablettes, a été retrouvée à Ninive, dans la bibliothèque du roi syrien Assourbanipal (668-627 avant notre ère). Elle comprend 3400 vers répartis sur douze tablettes d'argile:

Tablette 1 - Présentation de Gilgamesh et d'Enkidu
Tablette 2 - Rencontre de Gilgamesh et d'Enkidu
Tablette 3 - Décision d'aller combattre Humbaba; inquiétude d'Enkidu et du peuple.
Tablette 4 - Voyage vers la Forêt des Cèdres
Tablette 5 - Combat contre Humbaba, le gardien de la Forêt des Cèdres
Tablette 6 - Combat contre le Taureau céleste
Tablette 7 - Lamentations d'Enkidu
Tablette 8 - Agonie et mort d'Enkidu
Tablette 9 - Gilgamesh part à la recherche de l'immortalité
Tablette 10 - Rencontre de Gilgamesh avec Siduri, Urshanabi, et Utanapishtim
Tablette 11 - Récit du déluge
Tablette 12 - Evocation du monde infernal

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